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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mardi 10 septembre 2013 à 23 heures 25, le documentaire réalisé par Vincent de Cointet "Syrie, le crépuscule des Assad".

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En revenant sur le long règne de Hafez al-Assad [1970-2000] et sur celui de son fils, Bachar, qui lui succéda en 2000, ce documentaire montre comment cette famille alaouite, courant minoritaire du chiisme, s'est emparée de la Syrie.


Lorsqu'il accède au pouvoir en juin 2000, Bachar al-Assad apparaît comme un homme gauche et sans charisme. Nombreux sont ceux qui le jugent inapte à succéder à son père Hafez. Mais par une série de manœuvres et d'alliances, un perpétuel double-jeu vis-à-vis des puissances occidentales et une autorité féroce, l'ancien ophtalmologue s'est imposé dans son pays comme sur la scène internationale. Christophe Ayad et Vincent de Cointet, qui ont déjà signé pour ARTE un film sur le conflit du Darfour, reviennent ici sur le règne de Bachar et sur celui de son père, et montrent comment cette famille alaouite – courant minoritaire du chiisme – s'est accaparée le pays. Ponctué d'images d'actualité, de nombreux entretiens – avec des opposants, des politologues, Émile Lahoud, ancien président libanais, les ministres Hubert Védrine et Bernard Kouchner, Stephen Hadley, conseiller du président Bush… – dévoilent l'histoire et les rouages de ce régime opaque. On comprend ainsi la position cruciale au Proche-Orient d'un pays suspecté d'être directement impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, et qui soutient des mouvements terroristes comme le Hezbollah. Débutant et finissant par des images clandestines des émeutes du printemps dernier, le film montre aussi les limites d'un gouvernement héréditaire qui ne se maintient que par la terreur, l'intimidation et la corruption.



A 23 heures 15 - Débat en direct

Faut-il intervenir en Syrie ? Débat avec Bassma Kodmani, directrice de l'Initiative Arabe de Réforme et cofondatrice du Conseil national syrien, Jörg Armbruster, journaliste allemand, Elmar Brok, président de la Commission des affaires étrangères au Parlement européen, et le politologue Dominique Moïsi.

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