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Publié par Aanil

ARTE diffuse, vendredi 04 avril 2014 à 23 heures 15, le documentaire réalisé par Floriane Devigne "Une place au soleil - Dayana mini market".

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© Sister Productions


Comment se donner les moyens de réussir ? Un conte aux accents bollywoodiens qui suit les joies et les déboires d'une famille d'origine sri lankaise installée à Paris depuis presque trente ans.


Originaire du Sri Lanka et installée à Paris depuis presque trente ans, la famille Kamalanathan est expulsée de son logement. Les trois enfants et leurs parents s’entassent alors dans l’arrière-boutique de leur petite épicerie, le Dayana mini marché, baptisé ainsi du prénom de la cadette. À 15 ans, la jeune fille poursuit des études dans un lycée hôtelier des beaux quartiers, tout en rêvant de devenir actrice ou Miss Sri Lanka. Pendant ce temps ses parents, au bord de la faillite, se débattent avec les tracas financiers et administratifs…

Bollywood story

Voilà un documentaire à la fois émouvant et audacieux. Car si la jeune réalisatrice fait le pari de l’immersion, elle a fait le choix de raconter les joies et les déboires de ses héros à la sauce bollywoodienne. Les événements de leur vie, filmés en toute intimité, sont ponctués d’intermèdes musicaux aux décors kitsch et colorés mettant en scène Dayana, son père et sa mère. Une manière pour eux de chanter avec un ton décalé leur histoire, leurs soucis, leur vision d’eux-mêmes ou leur rêve. L’argent est bien sûr au cœur des préoccupations : les billets et les pièces se comptent et se recomptent, les réunions de tontine virent au mélodrame ; et quand des factures astronomiques parviennent à la boutique, le découragement n’est pas loin. Mais ce qui se joue surtout ici, c’est la question de l’intégration : comment faire sa place dans un pays qui n’est pas le sien, coincé entre les traditions du pays d’origine et celles du pays d’accueil ? Un entre-deux qui se perçoit dans la langue familiale hésitant entre français et tamoul, dans l’environnement où se disputent écrans plats et rites traditionnels, et dans le conflit entre une génération qui rêve de paillettes et l’autre qui croit aux études et au labeur.

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