TV Replay

Publié par Aanil

ARTE difffuse, mardi 26 novembre 2013 à 22 heures 50, le documentaire réalisé par JR "Women are heroes".

Women-are-heroes.jpg

© Christopher Shay


Un hommage vibrant aux femmes qui se battent pour une vie meilleure dans des lieux déshérités à travers le monde. Par JR, photographe et artiste de rue, auteur d'immenses portraits affichés dans leurs quartiers.


JR est un photographe et artiste contemporain français qui expose ses photos noir et blanc et grand format dans la rue, qu'il qualifie de "plus grande galerie d'art au monde". Observant les gens qu'il rencontre et écoutant leurs messages, il colle leurs portraits sur les murs, les ponts, les façades d'immeubles, les toits, partout où ils peuvent être vus. Après Face 2 Face, immenses portraits de Palestiniens et d'Israéliens affichés côte à côte dans huit villes palestiniennes et israéliennes, JR entreprend la réalisation de Women are heroes, où il rend hommage au courage, à la dignité et à l'enthousiasme de femmes qui luttent pour éduquer leurs enfants ou simplement pour survivre, et cherchent à rendre meilleur un monde dominé par les hommes.

Héroïnes du quotidien

Dans des quartiers déshérités du Brésil, de l'Inde, du Kenya et du Cambodge, il réalise de gigantesques portraits en noir et blanc de ces héroïnes du quotidien, qu'il colle ensuite sur les murs ou les toits des maisons. Leurs visages, ou même uniquement leurs yeux, sont ainsi exposés à tous les passants, sublimant le destin hors norme de ces femmes – même si ces portraits sont parfois détruits à coups de masse, comme celui de la fondatrice d'un foyer pour orphelins de Phnom Penh dont les murs tombent sur ordre des autorités cambodgiennes. Derrière chacune de ces images se cachent une histoire forte et un combat. Mères, grands-mères et jeunes femmes en témoignent ici, passant parfois du rire aux larmes, toujours émouvantes. Ainsi de ces habitantes des favelas de Rio tentant de résister à la violence armée qui tue leurs maris, leurs fils et leurs pères, de cette Indienne qui, malgré son appartenance à une caste inférieure, est devenue professeure, ou encore de ces jeunes mères du bidonville de Kiberia, au Kenya, qui ont trouvé, en l’absence des hommes, les moyens de survivre en pleine émeute de la faim.

Commenter cet article