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Publié par Aanil

ARTE diffuse, à partir du 10 septembre 2014, chaque mercredi, un volet de la série documentaire "L'art et l'Empire du Milieu".

Mercredi 10 septembre 2014 à 22 heures 35 - En quête du paradis

En 1986, dans la province du Sichuan, une civilisation mystérieuse ressurgit à la faveur d’une prodigieuse découverte: deux fosses sacrificielles livrent des milliers de pièces de jade, d’or et de bronze, ainsi que des masques aux traits inquiétants datant de l’âge du bronze – radicalement différents de ce que l’on connaissait de l’art de cette époque. Ce site archéologique révèle alors la culture Sanxingdui, et bouleverse les connaissances sur la naissance de la civilisation chinoise.

Armée de terre cuite

Un trésor exceptionnel qui rivalise avec la fameuse armée de terre cuite, découverte par hasard en 1974. Ce régiment de six mille statues d’argile à taille réelle était destiné à escorter jusqu’au paradis le premier empereur de la dynastie Qin (IIIe siècle avant J.-C.). Situées sur la route de la soie, dans la province de Gansu, les quatre cent quatre vingt douze grottes de Mogao forment un réseau de temples creusés dans la paroi rocheuse entre les IVe et XIVe siècles. Un voyage aux sources de l’art chinois et de sa spiritualité, où la vie après la mort occupe une place essentielle.

Mercredi 17 septembre 2014 à 22 heures 35 - L’âge d‘or

Alors que l’Europe est encore plongée dans le Moyen Âge, la Chine entre dans une ère de renaissance. Du XIIe au XVIIe siècle, l’art chinois connaît un développement extraordinaire. Notre plongée dans cet âge d’or débute dans les monts Jaunes, aux origines de la pensée taoïste, puis dans la ville de Kaifeng. C’est là, à la cour de l’empereur mécène Song Huizong, que fleurissent la peinture de paysage et la calligraphie, qui restent aujourd’hui les deux formes artistiques majeures du pays. Avec la domination mongole (1279-1368), l’art bénéficie d’influences culturelles variées ; la métropole marchande de Jingdezhen, dans le sud-est du pays, devient la capitale de la porcelaine, tandis que peintres et calligraphes, éloignés de la cour, mettent pleinement en avant leur sensibilité individuelle. Enfin, c’est au cours de la dynastie Ming (1368-1644) qu’est achevée la Grande Muraille, ainsi qu’un trésor architectural à la gloire de l’empereur : la magistrale Cité interdite à Pékin.

Mercredi 24 septembre 2014 à 23 heures 00 - Rencontre est-ouest

Durant des millénaires, l’art chinois n’a subi que peu d’influences extérieures. C’est au XVIIIe siècle, sous l’ère mandchoue, que les premiers échanges se font sentir. À la cour des Qing, le peintre italien Giuseppe Castiglione inaugure une riche période d’échanges entre la Chine et l’Occident. Le règne de l’empereur Qianlong verra l’apogée et le déclin de la puissance chinoise, dont les productions artistiques suscitent l’engouement de la noblesse européenne. Avec les guerres de l’opium au XIXe siècle, le pays entre dans une ère de domination occidentale ; l’art change de cap, comme en témoignent les œuvres de Xu Beihong ou Lin Fengmian, influencées par la peinture française. Avec la guerre sino-japonaise, qui réveille les tendances patriotiques des artistes, et le réalisme socialiste instauré par Mao, la création se met au service du régime. Depuis les années 1970 pourtant, une nouvelle avant-garde s’installe, s’internationalise et se politise. Aujourd’hui, le plus éminent artiste contemporain chinois, le dissident Ai Weiwei, est adulé en Europe mais persona non grata dans son pays natal.

L'art et l'Empire du Milieu

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