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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 07 septembre 2014 à 13 heures 30, les documents "Une vie au vert" et "Montréal Circus City".

 

UNE VIE AU VERT

Un reportage de Sarah Carpentier, Denis Leroy et un montage : Alexandre Gosselet (Productions du Moment)

Saint Frajou est une petite commune de 183 habitants, perdue dans des coteaux de la Haute Garonne, à une heure de Toulouse. Il y a 17 ans, l'avenir s'annonçait bien sombre. Les revenus des agriculteurs ne cessaient de diminuer, la plupart des jeunes quittaient la ferme familiale. 17 ans plus tard, entre le dynamisme de jeunes agriculteurs qui tentent un nouveau modèle économique, l'enthousiasme d'allemands ou d'anglais tombés amoureux du calme " fragulfien " et la passion des " nouveaux ruraux " la vie au vert, finalement, peut être bien jolie.

Pascal vient de transformer une ferme en chambre d'hôtes, et commence à constituer son premier troupeau de brebis. Après 20 ans à la tête d'une entreprise de plomberie dans le Nord de la France, il part s'installer en pleine campagne pour cultiver sa terre et devenir enfin éleveur, à 50 ans. " Mon potager, c'est ma cour de récréation permanente ! Ça fait 30 ans que je rêvais de m'installer ici. Vous savez pour un gars du nord comme moi, ce sud-ouest, cette vue sur la chaîne des Pyrénées en fond d'écran... ça doit être ça le paradis ! ". Sa femme Sylvie, fait désormais son marché dans le potager de son mari. Il faut dire qu'à Saint Frajou, il n'y a plus un seul commerce... " J'avais dit mes 50 ans je les ferai sous la grange de la ferme...et là, ça y'est, ça se concrétise ! ". Les revenus des chambres d'hôtes leur permettent d'être éleveurs sans souci. " Vous savez, être éleveur, c'est pas plus rentable qu'autrefois se désole Pascal, nous, on ne base pas notre revenu là-dessus, la chambre d'hôte sera toujours plus rentable que les brebis ".

Il y a 17 ans, la famille Despis était à la tête de l'une des plus grosses exploitations de la commune : sur 110 hectares, les trois générations élevaient plus de 700 brebis.... Une vie de fou pour un salaire de misère. Depuis Gilles et sa famille ont dû vendre l'essentiel de leurs terres et de leurs bêtes, car ils ne s'en sortaient plus. " J'ai de la nostalgie, vraiment, et de l'amertume aussi, vous savez ". Il y a quelques années, son fils a pourtant tenté de prendre la suite " En 2000, il m'a dit, papa, je veux reprendre l'exploitation. J'ai promis de l'aider tout ce que je pourrais. Mais entre l'effondrement des cours du mouton, et l'explosion du prix des céréales, il n'a pas pu s'en sortir et a finalement préféré arrêter ". A 96 ans le patriarche, " Papy Despis " -comme on le surnomme ici - se désole de la disparition des élevages " avoir travaillé toute sa vie pour constituer une entreprise viable et la voir disparaître, ça me fait de la peine ". La famille Martin a réduit la taille de son exploitation, et ne fait plus que de la viande bio vendue en direct " Avant, ce qui nous empêchait de gagner de l'argent, c'était tous les intermédiaires. Alors on fait tout nous-même. L'avenir de l'agriculture, moi je suis sûr qu'il est là". Chez eux, les vaches sont nourries avec des céréales " maison ", cultivées " sur place ". L'élevage à l'ancienne, le retour au naturel, Maxime et Loïc y croient dur comme fer. Au point que l'aîné est l'un des meilleurs élèves de son lycée agricole. " vous savez, on dit que c'est dur le métier, mais moi j'ai la passion, et j'irai à fond ". Et pendant que père et fils cajolent leurs Blondes d'Aquitaine, sa femme Nina découpe et conditionne sa viande et la livre... 80 heures par semaine, c'est le prix à payer pour vivre de son métier. " avant, c'est simple, on perdait de l'argent. Aujourd'hui, depuis qu'on conditionne et qu'on livre nous-même, on gagne enfin notre vie ". La passion de la terre n'est donc pas qu'une lubie d'adultes et de retraités. Il y a dix sept ans, nous avions découvert un village effacé dans les brumes de l'automne... et nous l'avons retrouvé renaissant au printemps. Le monde paysan y trouvera-t-il son compte ? Si certains craignent de voir Saint Frajou transformé en jolie carte postale, tous les habitants, nouveaux et anciens, entendent bien écrire ici quelques lignes de leur vie.


MONTREAL CIRCUS CITY

Un reportage d'Olivier Boucreux et Miri Paturel et un montage de Laurent Follea (Galaxie Presse)

Sébastien, Ugo, Maud, Mickael, Ronan, Dorian... ont tous un point commun : le cirque et surtout l'Ecole nationale de cirque de Montréal. En 20 ans, la ville est devenue la capitale mondiale du cirque. Sébastien y a fait ses classes et rencontré sa femme. Ronan et Dorian, élèves d'une école à Lyon, viennent d'être reçus à l'ENC.... Professeurs, directeur de troupe ou élèves partagent tous le même rêve et ne vivent que pour ça.

Sébastien l'ancien gymnaste français est arrivé à Montréal à 25 ans... Il est passé par l'incontournable Cirque du Soleil où il a rencontré Shana, sa femme (et aujourd'hui collaboratrice) avant de monter " les 7 doigts de la main " avec des amis. Sa compagnie tourne dans le monde entier. Il a longtemps enseigné à l'ENC, il y a même recruté les huit membres de son nouveau spectacle, huit jeunes artistes talentueux.

Maud et Mickael les Québécois, 19 ans chacun, sont amoureux... leur amour du cirque remonte à l'enfance. Ces " inséparables " partagent un numéro de mât chinois impressionnant et vont recevoir leur diplôme, devant des parents émus et fiers. Ils ont un vrai métier en poche, ils vont devenir circassiens professionnels. Le Cirque Eloize leur fait déjà les yeux doux...

Ronan et Dorian, 24 et 21 ans viennent d'être admis à la prestigieuse école de Montréal. Parmi 600 prétendants à la formation supérieure de l'école canadienne, seuls 25 ont été choisis pour la formation supérieure. Pour le moment, ils finissent leur cursus à Lyon dans une autre école, plus petite, plus modeste... Alors qu'ils ne se connaissaient pas il y a deux ans, ils ont monté un numéro rare de " main à main " sur monocycle.

Reportages - Une vie au vert / Montréal Circus City

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