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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 25 octobre 2014 à 13 heures 20, les documents "L'île mystérieuse de Patagonie", "Les aventuriers du bio", " et "Le boom des mamies au pair".

 

L'ILE MYSTERIEUSE DE PATAGONIE
Un reportage de Luc-Henri Fage (Félis production)

Imaginez une île déserte, perdue dans les confins de la Patagonie chilienne. Une île battue par les vents furieux, noyée sous des pluies diluviennes... Pour s'intéresser à ce caillou, il faut être naufragé, fou... ou spéléologue ! Centre Terre décide de revenir sur l'île Diego de Almagro, à peine reconnue en 1997. Pendant deux mois, 20 spéléologues et scientifiques français et chiliens vont l'explorer en Bombard ou à pied, en plongée dans les résurgences et au fond des gouffres. Une grande aventure scientifique et humaine, racontée de l'intérieur par un des membres de l'expédition...

Après un an de préparation, l'expédition commence dans la banlieue de Lyon, devant un joyeux foutoir. L'équipe remplit le container qui va partir en bateau vers la Patagonie. Pas moins de 10 tonnes de matériel de navigation, de camping, de spéléologie, de plongée, d'effets personnels, mais aussi des éléments de construction de la cabane, groupes électrogènes, sèche-linge, évier... Nous faisons connaissance avec les principaux personnages du film. Stéphane Jaillet, spéléologue, chercheur au CNRS, spécialiste de l'étude des montagnes calcaires, Bernard Tourte, spéléologue, chef de l'expédition, Franck Bréhier, spéléologue, plongeur et biologiste.

8 jours après avoir quitté la France, l'équipe navigue dans les canaux de Patagonie, à bord d'un bateau de 18 mètres, l'Explorador. Enfin, le profil de l'île se découpe dans la brume. En quelques heures, il faut choisir l'emplacement du camp, installer deux solides tentes, vérifier le signal du satellite... Le lendemain matin, le Metalqui décharge les vingt tonnes de matériel. La météo est épouvantable et nous nous retrouvons seuls sur l'île pour deux mois... Franck aime ça : " et maintenant, on commence à monter le camp, on est seuls, pour deux mois, ça c'est bon ! " " C'est le débarquement de Normandie ! " dit Stéphane, qui rajoute " C'est dantesque ! J'avais jamais fait du bricolage comme ça sous la pluie, mais bon, on va y arriver... on n'a pas le choix de toutes façons... " Construire une cabane sur une île déserte, ce n'est pas seulement un rêve de gosse, c'est une nécessité vitale. Sa construction occupe toute l'équipe et surtout les spécialistes : charpentier, électricien, plombier.

Très vite, les premières reconnaissances sont lancées. Les plongeurs ouvrent le bal, dans une eau à 6°. Franck : " c'est ce qui m'attire dans la plongée spéléo, ce côté engagé oblige à être dans le moment présent à fond. Ce sont des moments très intenses, on a les sens aiguisés... " Les équipes s'éparpillent pour des raids de plusieurs jours en autonomie. L'équipe de Stéphane a repéré une perte de rivière de surface. Celle de Franck et Bernard grimpe sur les sommets calcaires. Les paysages calcaires sont superbes, sculptés par les 10 mètres de précipitations annuelles. Parfois, on découvre une " comète de roche ", résultat étonnant dû aux vents violents qui déplacent l'eau de pluie à l'horizontale. Stéphane : " Les paysages sont vraiment exceptionnels, mais c'est rude ! C'est âpre... ça se mérite. C'est mouillé, c'est brouillard, c'est pluie... c'est froid, et puis il y a la magie d'un rayon de soleil... Tout d'un coup, un petit coup de vent qui sèche les roches, et tout s'éclaire ! "

LES AVENTURIERS DU BIO
Un reportage de Paul Kamarès - Images : Jean-Etienne Mach . Montage : Ludovic Lang. (Production Yumano)

Faire évoluer l'alimentation et les modes de vie. Roland, Mathias et Nancy ont misé sur le bio... En Amazonie, Roland, chef cuisinier chasse les plantes utilisées par les Indiens pour les faire découvrir au monde dans ses recettes. Mathias, à Madagascar, a créé un élevage de gambas bio. Chaque mois, près de 2000 tonnes de ces gambas sont exportées vers l'Europe. Amie de Mathias, Nancy a développé, il y a 4 ans, un élevage de bar et de daurade bio en Grèce.

Ce matin, Roland et son épouse brésilienne Gorgiana, quittent leur restaurant de Copacabana pour l'Amazonie et Macapà, à la frontière du Brésil et de la Guyane française. Ici, les Indiens récoltent l'Acaï, une baie d'un violet vif aux propriétés nutritives exceptionnelles. " C'est magnifique. On fait du jus, des sorbets et des bases de recettes, des pulpes. Moi je fais beaucoup de glaces à Rio avec ça." L'exploration ne s'arrête pas là et Roland croque un coeur de palmier fraichement coupé par Yvo, son jeune guide, son " sandwich d'Amazonie ! "

Au nord-ouest de Madagascar, vers la région de l'Ankarana, au milieu de nulle part, Mathias, un Franco Malgache, a installé un élevage de gambas biologiques. Durant neuf ans de travaux titanesques, il a créé 425 hectares de bassins piscicoles. Comme l'explique Rolin, un jeune Malgache qui travaille à la ferme, le choix du lieu, très isolé et adossé à la mangrove était primordial. " Les Malgaches croient beaucoup encore aux ancêtres et surtout aux tabous. Et si on veut bien protéger une zone, il faut que le roi établisse des règles traditionnelles et ça nous a vraiment aidé pour préserver l'environnement autour de nous. Nous, on ne vit pas sans la mangrove, parce que les animaux, les poissons, les crabes, les crevettes, sans la mangrove, ils ne seraient pas là. La vie de la population locale, et bien sûr de l'entreprise, dépend surtout de cet écosystème. "

En Grèce, à Galaxidi, Nancy respire l'air pur du golfe de Corinthe et se souvient de l'instant où elle a découvert ce lieu." La première fois que je suis arrivée ici, j'ai vu cette baie et je me suis dit tout de suite c'est le bon endroit. Alors je suis allée voir le maire, et je lui ai dit, je souhaiterais mettre en place une ferme d'aquaculture ici, le maire m'a alors répondu : j'en serais ravi, car nous avons besoin de travail ... Regardez ces oursins, ça veut dire que l'eau est très propre, ils ne vivent pas dans l'eau polluée. " Les conditions sont en effet parfaites pour le développement d'un élevage biologique et aujourd'hui Nancy reçoit la visite de Paolo Sari, un chef étoilé qui officie dans un établissement de luxe à Monaco.

LE BOOM DES MAMIES AU PAIR
Un reportage de Lucile Bellanger et Cédric Daire (Galaxie Presse)

Une retraite active entourée de biberons et de bambins... Pour des raisons économiques, pour découvrir un pays, ou tout simplement se sentir moins seules, certaines femmes deviennent " mamies au pair " à l'âge où d'autres prennent leur retraite. Jouer à la petite voiture, préparer les repas et donner le bain, comment et pourquoi devient-on " mamie au pair " ?

Marie-Claire a 63 ans. Elle vient des Vosges et part garder Rosalie, 2 ans, à Saint Tropez. Les parents de Rosalie tiennent un restaurant et en pleine saison, ils n'ont que très peu de temps à consacrer à leur fille. Cette secrétaire à la retraite va découvrir pour la première fois " l'art d'être grand-mère ". En échange, elle est nourrie, logée, son voyage est payé et elle reçoit un petit défraiement. Mais à 60 ans passés, on n'est pas aussi " souple " qu'à 20 ans. Entre les repas, les promenades, les jeux avec Rosalie, Marie-Claire réalise qu'être " mamie au pair " demande des concessions.

Si être mamie au pair n'est pas un long fleuve tranquille, on peut parfois faire de belles rencontres. Martine habite près de Toulouse. Elle a 65 ans. Elle est mariée, a trois enfants, et est déjà grand-mère. Elle part garder le petit Rubens au Québec pour la troisième fois. Aujourd'hui, Martine est devenue sa "grand-mère d'adoption" et s'est trouvé une nouvelle famille.

Phyllis, 55 ans, a tout quitté pour s'installer à Londres et devenir mamie-nounou. Elle s'occupe d'Henry : un petit Américain de deux ans et de sa grande soeur Madeleine à qui elle apprend le français. Henry, elle l'a tenu dans ses bras quand il n'avait que quelques semaines et avec le temps qui passe, Phillys redoute une chose, le jour où la famille repartira aux Etats-Unis. Car pour une mamie même " intérimaire ", la séparation est souvent plus douloureuse que pour une jeune fille au pair.

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