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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 24 janvier 2015 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".

Magazine d'actualité internationale, "ARTE Reportage" propose un rendez-vous de 52 minutes pour regarder le monde en face et comprendre les grands enjeux de la planète.

Brésil : les fantômes du passé

La dictature militaire au Brésil a duré vingt et un ans, de 1964 à 1985 : officiellement, elle n’a fait «que» 400 morts et disparus, essentiellement des militants d’extrême gauche... Ce chiffre passerait presque inaperçu, comparé aux bilans d’autres dictatures d’Amérique Latine (30 000 morts en Argentine, 3.200 au Chili). Ce serait une dictature «mineure»...

Pourtant les associations de droits de l’homme brésiliennes rappellent que plus de 20 000 personnes ont été torturées, dont Dilma Rousseff qui est aujourd’hui à la tête du Brésil. Mais ce pays restera le seul en Amérique latine qui ne jugera pas ses tortionnaires, définitivement amnistiés en 1979.

Le 10 décembre dernier, journée mondiale des droits de l’homme, 50 ans après le coup d’état, la commission nationale de vérité, chargée en Mai 2012 de faire la lumière sur l’histoire récente du Brésil, a rendu ses conclusions. Le Brésil a ainsi accompli un indéniable travail de mémoire, mais il s’est révélé partiel et décevant, pour les victimes de la dictature.

D’abord, les militaires sont restés murés dans un silence glacial, refusant toute forme de coopération. Ensuite, ses travaux n’ont pas permis de retrouver le moindre disparu. Et enfin, comme Dilma Roussef s’y était engagée pour ne pas avoir d’ennuis avec l’armée, elle n’a pas débouché sur une quelconque remise en cause de la loi d’amnistie qui protège les anciens tortionnaires.

Mais au fil de ses trente mois de travaux, la parole des victimes s’est déliée, la société civile jusqu’alors indifférente aux exactions du passé a commencé à se préoccuper de l’extrême violence des militaires d’aujourd’hui, toujours chargé du maintien de l’ordre et de lutter contre la délinquance et qui se seraient bien passés de ce coup de projecteur. Et enfin, certains magistrats courageux ont réussi à déférer malgré tout quelques tortionnaires devant les tribunaux. Au Brésil, les choses changent .

C’est ce que Frédérique Zingaro et Mathilde Bonnassieux mettent en lumière, dans ce reportage qui pose un des principaux défis de la seconde présidence de Dilma Roussef : la lutte contre la violence d’état.

Mayotte, l’île perdue

L’archipel des Comores a fait partie des colonies françaises jusqu’en 1975. Cette année-là, trois îles obtiennent l’indépendance… Mayotte, elle, souhaite rester française. Depuis, l’île attire des milliers de migrants comoriens.

En quelques années, l'île autrefois la plus sous-développée de la région, est devenu l'eldorado de ce bout d'océan Indien. Sa voisine, la République des Comores a dégringolé, elle, à la 134e place des pays les plus pauvres de la planète.

Alors, chaque nuit, des dizaines de barques de pêcheurs, quittent les côtes d'Anjouan. A leur bord, des dizaines de Comoriens à la recherche de l’Eldorado. Mais le paradis n’est pas réellement celui espéré.

Mayotte, le dernier département français si loin de la métropole, se métamorphose doucement en un nouveau Calais…

Arte Reportage (24 janvier 2015) - Brésil : les fantômes du passé / Mayotte, l’île perdue

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