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Publié par Aanil

[France 2] Un jour, un destin - Philippe Noiret, la pudeur des sentiments

France 2 diffuse, mardi 06 janvier 2015 à 20 heures 45, le magazine de société présenté par Laurent Delahousse "Un jour, un destin".

Il est des femmes et des hommes dont le destin était de s’inscrire dans l’histoire. Gravés dans la mémoire collective, leurs noms évoquent des moments forts, des drames et des mystères… Des vies hors normes. Des destins connus dont on ignore pourtant beaucoup : vous découvrirez que plus il y a de lumière, plus ces destins sont faits d’ombre… Pour chaque émission, les équipes du magazine "Un jour / un destin" vous décryptent ces jours qui ont fait basculer le destin de personnalités grâce à des témoignages et des images inédites.

Philippe Noiret, la pudeur des sentiments

France 2 propose une soirée spéciale Philippe Noiret. En première partie de soirée est diffusé un documentaire inédit consacré à l’acteur dans le cadre de la collection documentaire Un jour, Un destin proposée et présentée par Laurent Delahousse. À partir de 22 h 25, la soirée se poursuit avec le film Coup de torchon réalisé par Bertrand Tavernier avec Philippe Noiret.

Découvert dans le rôle d’un hédoniste bon vivant (Alexandre le bienheureux, réalisé par Yves Robert en 1968), Philippe Noiret aura toujours, au fil d’une impeccable carrière (130 films parmi les plus importants du cinéma français des années 1970-1980), renvoyé l’image publique d’une certaine bonhommie tendre. Mais quel était l’homme derrière le bonhomme ? Noiret était-il « Philippe le bienheureux » ?

Discret, voire secret, l’acteur n’a jamais fait étalage de sa vie privée, préférant, face aux journalistes, se réfugier derrière un bon mot ou un sourire plutôt que de raconter quelque chose de lui-même. Pourtant, quelque temps avant d’être emporté par un cancer le 23 novembre 2006, il avait accepté de se livrer à son ami, l’acteur Bruno Putzulu. À l’image du film qui les avait réunis en 2003 (Père et fils de Michel Boujenah), ils entretenaient une relation quasi filiale, favorisant les confidences de ce grand timide. Fil rouge de ce numéro d’Un jour, un destin, l’enregistrement sonore de leur conversation permet – en plus du bonheur de réentendre l’inimitable voix chaude de l’acteur – de dévoiler une autre facette de Philippe Noiret. Derrière son apparence de nounours solide, dont il use avec une élégance à toute épreuve, de Zazie dans le métro à la trilogie des Ripoux en passant par Cinema Paradiso, on découvre un homme complexe et complexé : élève turbulent envoyé en pension pour cause de mauvais résultats ; éternel second rôle débutant sous la direction de Jean Vilar au TNP ; acteur mal à l’aise avec son corps, traumatisé par un plan large de La Pointe courte d’Agnès Varda (son premier rôle au cinéma) ; mélancolique solitaire préférant la compagnie des chevaux à celle des hommes (ce qui le lie d’une amitié fidèle et complice à Jean Rochefort) ; fils marqué par la mort de ses parents, endossant presque littéralement le costume de son père dans La Vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier ; père absent et maladroit avec sa fille Frédérique, découvrant l’art d’être grand-père auprès de sa petite-fille Deborah Grall (dont la naissance le laissera muet d’émotion pendant dix jours).

À chaque étape, dans l’ombre de Philippe Noiret, à moins qu’elle ne soit sa lumière, apparaît toujours la comédienne Monique Chaumette, son épouse rencontrée en 1962 sur les planches du TNP. Fidèles à leur approche empathique, les équipes de Laurent Delahousse ont su, émaillant ce nouvel épisode d’entretiens de proches (famille, amis, collaborateurs) et d’archives inédites, dresser là un portrait sensible de l’acteur de légende, dévoilant son intimité sans jamais tomber dans l’impudeur.

Son épouse Monique Chaumette, sa fille rebelle Frédérique et sa petite-fille Déborah, les trois femmes de sa vie témoignent dans ce portrait inédit de la collection Un jour, un destin diffusé en prime.

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