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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mardi 24 mars 2015 à 22 heures 35, le documentaire réalisé par Michèle Dominici "Dépression, une épidémie mondiale ?".

La dépression affecterait 350 millions de personnes dans le monde et le nombre de cas ne cesserait de croître. Quant à la consommation mondiale d'antidépresseurs, elle a doublé en une décennie, de 2000 à 2011. Comment expliquer ces données alarmantes ? Comment nos sociétés en sont-elles arrivées à produire de la dépression à grande échelle ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la dépression affecterait 350 millions de personnes dans le monde et le nombre de cas ne cesserait de croître. À la une des journaux, on parle d’épidémie… Au Japon, le nombre de personnes dépressives est passé ainsi de quelques dizaines de milliers dans les années 1990 à 250 000 en l’an 2000, jusqu’à atteindre plus d’un million aujourd’hui. Une tendance qui n’épargne aucun pays. Quant à la consommation mondiale d'antidépresseurs, elle a doublé en une décennie, de 2000 à 2011. Comment expliquer ces données alarmantes ? Comment nos sociétés en sont-elles arrivées à produire de la dépression à grande échelle ? Si la maladie laisse souvent l'individu seul face à sa détresse et à son histoire personnelle, ce film propose à l’inverse d’interroger les raisons collectives de notre désarroi. Du Japon à la Grèce en passant par l’Allemagne, les États-Unis, la Suisse et la France, des médecins, des philosophes, des sociologues, des anthropologues et des travailleurs sociaux, tous témoins et acteurs de ce phénomène, s'interrogent sur les racines et les conséquences de cette vertigineuse "épidémie".

Crises

Comment les chiffres sont-ils calculés ? D'après quelles données le diagnostic de dépression est-il posé, et par qui ? Comment l’arrivée d’une nouvelle classification des symptômes aux États-Unis (le DSM) a-t-elle bouleversé l’idée que nous nous faisions de la santé mentale et de nous-mêmes ? En croisant les regards, le film explore l’envers de notre monde contemporain, des exigences qu’il impose, des risques liés à une vision exclusivement pathologique des crises personnelles et collectives, qui ne propose à nos impasses qu'une solution médicamenteuse.

Dépression, une épidémie mondiale ?

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