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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 21 mars 2015 à 23 heures 55, le magazine culturel "Tracks".

Cette semaine dans "Tracks" : les fétichistes du sportswear, l'icône gay Jimmy Somerville, le photographe grec Spyros Staveris, la légende du saxophone africain Orlando Julius, le "YouTube Poop", et les rappeurs tchèques de Sodoma Gomora.

STREETWEAR FETISH : les accros du scratch

Il n’y a pas que le latex et les talons aiguilles dans la vie, il y a le sportwear aussi ! En Allemagne, la société de production "Shiny Nylon Arts" produit depuis 10 ans des films visibles sur le net pour les amoureux de shorts de sports, de doudounes et autres vêtements de pluie en plastique. Alexander, fétichiste depuis qu'il a craqué, enfant, sur la douceur d’un short en nylon qu’on lui avait offert, est à la tête de cette entreprise, accompagné de sa femme devenue son modèle préféré. À Paris, l’artiste Sébastien Lambeaux, 40 ans, voue un culte invétéré aux chaussettes de footballeurs qu’il collectionne de façon obsessionnelle, coud et transforme en costumes de cérémonie pour rituels chamaniques. Dans ses performances, Sébastien utilise la force vitale que contiennent selon lui ces chaussettes afin d’entrer en transe. Pour Fred Sneaker, lui, icône de porno gay, rien de tel qu'une bonne paire de sneakers: il est spécialisé dans le fétichisme des baskets alias "skets" et des chaussettes alias "cho7". En 2011, Fred monte sa propre boîte "Sketboy" et réalise "Serial Sneaker", une série de DVDs destinée aux "sneakerslaves", les sniffeurs de baskets encore chaudes.

JIMMY SOMERVILLE : L’étendard arc-en-ciel est levé.

Fondateur de Bronski Beat et des Communards, deux groupes phares des années 80, l’Écossais Jimmy Somerville est également l’une des premières figures publique à militer ouvertement pour la cause Gay. Chemise à carreaux, Doc Martens, bomber et crâne rasé, le look skinhead de ce chanteur à la voix haut perchée donne le ton dès 83. À tout juste 22 ans il crée Bronski Beat, un groupe de synth pop new wave. Avec «Why ?» morceau écrit en réaction au lynchage d’un jeune homosexuel dans la campagne anglaise, ils s’imposent dans les charts du monde entier. Plus tard, lassé du succès qu’il fuira perpétuellement tout au long de sa carrière, Jimmy Somerville crée avec son ami pianiste Richard Coles "The Communards", un groupe New Wave aux prises de positions radicales, proche du parti travailliste de l’époque. Depuis, Jimmy Somerville fait de la résistance face à un public plus jeune et désengagé politiquement. Il sort cette année un nouvel album "Hommage" qui sert de B.O au film "Pride" retraçant la marche d’un groupe d’activistes gay et lesbien récoltant de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève sous le gouvernement Thatcher.

SPYROS STAVERIS : Flouze artistique

Quand le photographe grecque Spyros Staveris immortalise la crise, c'est sur les riches qu'il pointe son objectif. Crédits bon marché et spéculations boursières entraînent la Grèce dans une crise financière en 2011. Personne ne s'en sort indemne, ou presque. Parcourant les galas et les soirées huppées, Spyros, 62 ans, montre les effets de la crise sur la société mondaine locale. Mais reste-il encore des riches dans cette Grèce que le parti radical de gauche Syriza vient de conquérir? Invité à exposer en novembre dernier au sein du collectif Depression Era qui réunit artistes, photographes, journalistes et cinéastes grecques s'interrogeant sur le futur de leur pays, Spyros nous donne sa réponse.

ORLANDO JULIUS : Afrobeast

De James Brown à Fela Kuti en passant par Richie Havens ou Marvin Gaye, tous lui disent merci! Les uns parce qu'il a amené le funk en Afrique, les autres parce qu'il les a influencés ou parce qu'il a écrit certains de leurs plus grands tubes. Orlando Julius, légende du saxophone africain, a traversé tous les âges de la musique nigériane avec son sourire et son chapeau en mélangeant jazz, soul et highlife, donnant naissance à l'Afrobeat, le funk africain. À 72 ans, après avoir vécu presque trente ans aux Etats-Unis, Orlando, de retour à Lagos, reprend ses sons afrobeats et sort un nouvel album. De passage à La Bellevilloise, ce monstre musical nous raconte ses premiers pas musicaux dans le Nigéria des années 1940 avant de nous plonger dans un highlive!

YOUTUBE POOP : WC Net

Le "Youtube Poop", Le "Caca de YouTube" en VF, est l'un des mouvements les plus méconnus du célèbre site de partage de vidéos. Quand Google rachete YouTube en 2006, les internautes américains décident de l’inonder avec tout et n’importe quoi, tant que ça pollue les tuyaux de la plateforme vidéo. Pour faire un "poop", la recette est simple: aucun tournage, que du recyclage d'images. Téléachat, clips vidéo, jeux télé, discours politiques et jeux vidéo sont remontés, détournés et massacrés! Le mouvement devient vite international: en France, plusieurs "poopers" mettent en ligne leur videos, dont Anthony Lamboy, 22 ans, alias jefaischierlesgens. Avec des millions de vues et plus de 25000 followers, il est un des leaders du poop francais.

SODOMA GOMORA : Bouchers doubles

Crée en 2007, Sodoma Gomora est la rencontre de deux enfants terribles de la scène tchèque underground: Reznik, "le boucher" en tchèque, et DeSade, fan inconditionnel du marquis du même nom. Dans leurs textes et vidéos, "réalisées sous la supervision de professionnels", les deux rappeurs s'adonnent aux joies du trash, du gore et du SM. Fidèles au sens que donnent les tchèques à l'expression "c'est Sodoma Gomora!": "C'est la merde!", ils étaient le mois dernier à l'affiche du Glaz'art à Paris, pour leur premier concert horrorcore à l'étranger. Mais dites les gars, alors, elle est passée où l'âme slave ?

Tracks (21 mars 2015) - Jimmy Somerville, Spyros Staveris, Orlando Julius, Sodoma Gomora

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